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Les préfets du Bas-Saint-Laurent réclament du gouvernement la gestion du Fonds d’aide au rayonnement des régions

Préfets du Bas-Saint-Laurent lors d’un point de presse à Trois-Pistoles, le 19 décembre : Michel Lagacé, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la Table des préfets du BSL, Réginald Morissette, préfet de la MRC de La Mitis,  Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques, Chantale Lavoie, préfète de la MRC de La Matapédia, Jacky Ouellet, directeur général/en remplacement de Guylaine Sirois, préfète de la MRC de Témiscouata, Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska et vice-président de la Fédération québécoise des municipalités, Francis St-Pierre, préfet de la MRC de Rimouski-Neigette et président du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent. –  Absent: André Morin, préfet de la MRC de La Matanieé  – (Crédit : Marjolaine Jolicoeur)

 (M.J.) Les préfets du Bas-Saint-Laurent  ont demandé au gouvernement du Québec que la gestion du nouveau Fonds d’aide au rayonnement des régions (FARR) revienne aux MRC, lors d’un point de presse tenu ce matin à Trois-Pistoles.  Ce FARR, financé à hauteur de 100 M$ annuellement, fait partie du projet de loi 122 déposé le 6 décembre dernier à l’Assemblée nationale. En vertu de cette loi qui vise principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité, les élus revendiquent pouvoir et autonomie.

L’absence de modalités claires quant à  l’attribution de l’argent provenant du fonds provoque certaines craintes chez les élus, le premier ministre Philippe Couillard étant resté vague sur le sujet.

« Qui sera responsable? Qui décidera des projets retenus? Qui sera redevable devant la population? », s’est questionné Yvon Soucy, vice-président de la Fédération québécoise des municipalités, représentant des préfets du Bas-Saint-Laurent et préfet de la MRC de Kamouraska, tout en ajoutant : « Les élus sont imputables face à leurs citoyens et sont donc en mesure d’offrir une gestion efficace et cohérente en lien avec les besoins des communautés. Nous le faisons déjà, notamment avec le Fonds de développement des territoires dans lequel nous suggérons que le FARR soit intégré. »

Tout en déplorant les coupures gouvernementales qui obligèrent la MRC des Basques à remanier certains de ses services, le préfet Denis Bertin à souligné lui aussi comment « il était important que les sommes annoncées soient gérées par le milieu en devenant un outil de développement économique local et régional qui nous rassemble et nous ressemble. »

Collectif régional de développement

D’une même voix, les préfets du Bas-Saint-Laurent pressent donc le gouvernement québécois d’agir pour le bien des régions et de rendre ces fonds disponibles rapidement. « Le Bas-Saint-Laurent est reconnu depuis toujours pour sa forte culture de concertation, les MRC seront en mesure de convenir ensemble et de mettre en œuvre les projets les plus porteurs pour notre région.»

Le Collectif régional de développement (CDR), créé suite à  l’abolition de la Conférence régionale des éluEs, s’avère tout désigné, selon les préfets,  pour que les décisions sur des projets régionaux se prennent ensemble.

De tels points de presse ont eu lieu dans plusieurs régions du Québec pour demander la gestion du FARR par les MRC. D’autres sont prévues ainsi que des rencontres avec des députés.

 

 

 

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