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Les chiropraticiens veulent faire partie de la solution

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(Opinion du lecteur)-À l’heure où le système de santé québécois a largement dépassé sa capacité maximale d’opération et que des centaines de patients voient leurs rendez-vous médicaux jugés «?non urgents?» reportés, il serait de mise pour le réseau de la santé d’ouvrir certaines portes afin d’apporter de l’eau au moulin, d’autant plus que les impacts de la COVID-19 se feront sentir encore longtemps.

À cet effet, dans son point de presse du 25 janvier 2022, le premier ministre du Québec, monsieur François Legault, a fait mention de la nécessité pour le gouvernement de procéder à une refondation du système de santé québécois, incluant notamment le recours à d’autres catégories de personnel et la décentralisation des responsabilités de certains professionnels. Or, les chiropraticiens sont prêts à faire partie de la solution pour supporter le réseau de la santé. En plus de leur pratique en cabinet privé, plusieurs chiropraticiens offrent déjà leur support en effectuant de la vaccination et du dépistage en lien avec la COVID-19.

Un nombre important de consultations chiropratiques sont effectuées chaque année pour des problèmes neuromusculosquelettiques. Forts de leur formation universitaire et détenant un doctorat de 1er cycle, les chiropraticiens sont experts dans le diagnostic, le traitement et la prévention d’un grand nombre de ce type d’affections. Ils sont effectivement en mesure de poser un diagnostic dans leur champ de compétence, en plus de prescrire, prendre et analyser des radiographies. C’est pourquoi plus de 840 000 Québécoises et Québécois consultent annuellement en chiropratique afin de bénéficier de soins de qualité, axés sur les meilleures pratiques cliniques.

Délais trop longs

Un grand nombre d’accidentés du travail et d’automobile sont aux prises avec des troubles neuromusculosquelettiques et les délais auxquels ils font face pour avoir des rendez-vous médicaux sont actuellement très longs. Leur prise en charge et l’amorce de leurs traitements sont retardées par l’obligation pour eux d’obtenir une prescription médicale, ce qui repousse leur retour au travail ainsi qu’aux activités de la vie quotidienne. Aussi, plus le délai de consultation est long, plus le patient s’expose à ce que sa condition devienne chronique. Les chiropraticiens sont disposés à en faire davantage afin d’améliorer l’accès aux soins pour cette clientèle. À cet effet, notre association propose au gouvernement, depuis un certain temps, d’offrir aux accidentés d’automobile et du travail l’accès à un chiropraticien sans avoir à obtenir préalablement une prescription d’un médecin, comme c’est le cas partout ailleurs au Canada. Les chiropraticiens sont prêts à prendre en charge et soigner cette clientèle directement et ainsi contribuer à diminuer les listes d’attente et soulager plus rapidement les accidentés qui en font partie.

Efficacité des soins chiropratiques

Par ailleurs, plusieurs Québécois sont aux prises avec des douleurs chroniques. Les soins chiropratiques peuvent s’avérer très efficaces à l’égard de telles douleurs ou faire partie d’une cogestion avec d’autres professionnels de la santé dans les cas plus complexes. Les soins chiropratiques tendent également à faire diminuer la prise d’opioïdes, phénomène reconnu comme étant de plus en plus problématique et dont on ne parle malheureusement pas assez.

Pour toutes ces raisons, l’Association des chiropraticiens du Québec soutient que les chiropraticiens peuvent et doivent faire partie de la solution afin de venir en support à un système de santé public de plus en plus sous pression et ainsi contribuer au désengorgement et à la réduction des listes d’attente. Les soins chiropratiques ont été démontrés comme étant efficaces et sécuritaires dans le traitement des affections neuromusculosquelettiques. Notre main est tendue et nous sommes prêts, dans un esprit de collaboration, à épauler le réseau public et à améliorer la santé des Québécois.

Par Dre Marie-Hélène Boivin, chiropraticienne et présidente de l’Association des chiropraticiens du Québec

Photo: Dre Marie-Hélène Boivin. (Photo courtoisie)

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