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Une entreprise de Saint-Jean-de-Dieu cible le haut de gamme

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(Texte et photo : Marjolaine Jolicoeur, journaliste) – Kevin Thibault, Jean-Pierre Belisle et Michel Dumont, copropriétaires de Bélisle portes et fenêtres architecturales de Saint-Jean-de-Dieu, devant leur robot d’usinage.

Qu’ont en commun l’école de police de Nicolet, l’Université Colombia aux États-Unis, une tour à condos à New York et le restaurant de la terrasse du Château Frontenac? Tous ces édifices abritent des fenêtres construites par Bélisle portes et fenêtres architecturales de Saint-Jean-de-Dieu.

« Peu importe la complexité du projet, notre entreprise est capable de concevoir des réalisations de prestige ou patrimoniales. Nos produits, très haut de gamme, peuvent être fabriqués en pin blanc, en chêne, avec du cèdre rouge de la Colombie-Britannique ou de l’acajou d’Afrique», explique Jean-Pierre Bélisle, copropriétaire avec Kevin Thibault et Michel Dumont, depuis 2013.

L’entreprise, autrefois nommée Menuiserie Bélisle, a été fondée en 1971 par le père de Jean-Pierre, Jean-Claude Bélisle. Lors de son décès, il y a une vingtaine d’années, Chantal Caron et Dany Bélisle ont pris la relève jusqu’au récent transfert.

Un plan d’action

Depuis l’arrivée des trois propriétaires, l’entreprise connaît une forte croissance suite à la mise en place de diverses stratégies: emphase sur le marché américain, virage technologique, réaménagement de l’espace de l’usine et redistribution des tâches.

«Toutes les décisions se prennent ensemble, confirme Kevin Thibault. On se complète très bien: je suis directeur des ventes, Jean-Pierre est directeur de la production de l’usine et Michel s’occupe de la comptabilité.»

Leurs décisions s’avèrent gagnantes: le chiffre d’affaires de l’entreprise a doublé et s’élevait, en 2015, à 5 M$. « Le marché américain représente maintenant 50 % de nos ventes. Nous avons deux vendeurs pour la région de Boston et New York ainsi que trois distributeurs américains», précise Michel Dumont.

Une équipe et un robot

Selon les commandes et les saisons, Bélisle portes et fenêtres architecturales emploie 35 personnes, dont deux femmes qui, dans l’usine, se spécialisent dans la finition des produits. Le personnel provient de diverses municipalités des Basques et du Témiscouata. «Nos employés sont de tous les âges, certains travaillent ici depuis plus de 30 ans. Les anciens employés forment les plus jeunes, nous donnons une formation continue», indique M. Bélisle pour qui le virage technologique a résolu, en partie, le problème d’une main-d’œuvre qualifiée parfois difficile à trouver en région. «Cela nous nous a permis, en plus, de consolider les emplois existants. Nous pouvons réaliser encore plus de produits, mais avec le même nombre de personnes.»

En investissant dans la robotique, la production s’est vue optimisée: le robot d’usinage, véritable membre de l’équipe, accomplit des tâches complexes, répétitives et parfois dangereuses pour un employé. Mais l’assemblage final se fait toujours par un humain. «Notre usine comprend un bon mix de nouvelles et d’anciennes techniques», ajoute M. Bélisle.

L’entreprise des trois entrepreneurs johannois compte un réseau de distribution à la grandeur du Québec et de l’Ontario via des magasins spécialisés. Elle maintient un partenariat avec une trentaine de contracteurs du Bas-Saint-Laurent ainsi qu’une dizaine d’autres dans le domaine du patrimoine à Montréal et Québec.

Tout en continuant à viser le marché patrimonial et résidentiel haut de gamme, Bélisle portes et fenêtres architecturales prévoit, dans un proche avenir, lancer des produits s’adressant encore plus aux édifices commerciaux

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