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Un comité pour la survie de la traverse Trois-pistoles—Les Escoumins

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Un texte de Richard Daigle-Journal L’Horizon – Un comité d’une vingtaine de personnes déterminera comment agir pour assurer le maintien de la traverse Trois-Pistoles–Les Escoumins.

Ce groupe de travail est né le 20 novembre dernier, jour même où le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, a confirmé qu’il n’y aurait pas de saison de navigation 2020 entre Les Basques et la Haute-Côte-Nord. Il se réunira pour une première fois le 24 novembre prochain; aucun moyen de pression n’est écarté, allant de la pétition à une manifestation directement au parlement à Québec.

Assemblée citoyenne

Les coorganisateurs des assemblées citoyennes des Basques, Sébastien Rioux et Alyssa Symons-Bélanger, ont convoqué vendredi dernier une assemblée extraordinaire à la demande même de nombreux concitoyens. Alors que ces rencontres regroupent habituellement de 25 à 50 personnes, M. Rioux s’attendait à en accueillir une centaine à la cafétéria de l’école secondaire de Trois-Pistoles. Trois fois plus de gens de tous les horizons, dont près de la moitié âgée de plus de 60 ans, ont répondu en masse à l’appel lancé sur les réseaux sociaux. Une diffusion en direct de l’événement sur Facebook a attiré un millier d’intéressés, de part et d’autre du fleuve.

Pendant la première demi-heure, par vidéoconférence Internet, le capitaine de L’Héritage 1, Jean-Philippe Rioux, a exposé la situation aux participants et le cheminement des derniers mois, devant mener à une cale sèche pour réparations à la coque.

Selon lui, la décision de ne pas accorder les 5 M$ nécessaires à des radoubs sur le navire s’est prise à la dernière minute, puisqu’il soutient que le matin même de l’annonce, il y avait encore des échanges sur certains détails concernant les travaux. Il a réitéré son désaccord avec l’évaluation de la Société des traversiers du Québec, qui estime que le bateau ne naviguera pas plus de quatre ans avant de devoir subir d’autres réfections majeures. Il a ajouté que la suspension du service provoquerait des conséquences néfastes non seulement pour la traverse, qui risquerait de perdre sa main-d’œuvre, et sa vingtaine d’employés, mais aussi par les milieux concernés, tant la Haute-Côte-Nord que Les Basques.

Différentes propositions

Comme le veut la coutume depuis deux ans lors des assemblées citoyennes, les participants ont discuté de la question en groupes d’une quinzaine de personnes, animés par des agents de conversation. Même si beaucoup ne connaissaient pas le fonctionnement des assemblées, le tout s’est déroulé rondement. Après trois quarts d’heure, les animateurs ont présenté les différents points de vue, incluant ceux d’élus sur place qui, comme à l’habitude, n’ont pas eu l’occasion de s’adresser directement à l’auditoire.

Outre la création d’un comité, les échanges ont débouché sur différentes propositions pour trouver l’argent nécessaire aux réparations du traversier comme du sociofinancement ou la sollicitation d’une aide fédérale. Des gens de la traverse Rivière-du-Loup–Saint-Siméon, dont son capitaine, et une quinzaine de matelots de L’Héritage 1 se sont entendus pour reconnaître le caractère essentiel du navire de la Compagnie de navigation des Basques, tout autant que celui de la Clarke.

La Haute-Côte-Nord n’a pas pris part officiellement aux discussions. Il n’est cependant pas exclu qu’une assemblée citoyenne se tienne de ce côté du fleuve pour réagir à la situation, qui causera de lourds impacts sur le tourisme.

Des représentants de la chambre de commerce locale et des élus, comme le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis, et le député fédéral de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, ont assisté à la rencontre. Des personnes présentes ont cependant signalé l’absence du député de Rivière-du-Loup–Témiscouata à l’Assemblée nationale, Denis Tardif, qui avait délégué un adjoint

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