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Selon l’UPA du Bas-Saint-Laurent: Les gouvernements québécois et canadiens doivent faire de l’agriculture une priorité

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« La croissance de la demande alimentaire, ici et ailleurs dans le monde, offre des opportunités de développement pour l’agriculture du Québec. Investir en agriculture est très rentable. Les gouvernements québécois et canadiens doivent en faire une priorité », a déclaré le président de l’UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, en marge du congrès général annuel de la Fédération tenu à Rimouski, le 6 novembre dernier.

Réunis pour faire le point sur les dossiers de l’heure, les productrices et producteurs agricoles présents ont insisté sur le potentiel de développement de l’agriculture québécoise. Selon une étude d’ÉcoRessources réalisée en début d’année, le Québec pourrait hausser sa production de 30 % au cours de la prochaine décennie et créer 21 000 nouveaux emplois, si les conditions nécessaires sont réunies. Pour le secteur agricole, il s’agit d’un défi stimulant et la future politique bioalimentaire du Québec doit grandement s’en inspirer. Des gestes concrets sont en effet requis : des efforts soutenus en développement des marchés; des produits qui répondent aux exigences croissantes des consommateurs; des programmes de gestion des risques adaptés; l’accès au financement et un soutien à l’investissement; un appui indéfectible à l’établissement et à la relève agricole; des investissements additionnels en recherche et développement; des mesures d’accompagnement pour les régions; un environnement réglementaire favorable et équitable par rapport à la concurrence.

Les productrices et producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent ont demandé au gouvernement du Québec d’inclure ces conditions gagnantes dans sa future politique, prévue pour 2018. Ils ont aussi plaidé en faveur d’une bonification significative des programmes de gestion des risques, et de la levée du moratoire sur les superficies en culture qui n’existe qu’au Québec depuis 13 ans.

L’accaparement des terres par des fonds d’investissement ainsi que le dossier de la fiscalité foncière agricole ont aussi occupé une bonne partie des discussions. L’augmentation importante du fardeau fiscal des producteurs, en raison notamment de la hausse substantielle de la valeur des terres (800 % en 20 ans), exige des changements au Programme de crédit de taxes foncières agricoles. L’UPA a aussi des propositions intéressantes à formuler au gouvernement et aux municipalités.

« En début d’année, le gouvernement du Québec a pris une bonne décision en abandonnant sa réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles. Il faut maintenant se remettre au travail et trouver des solutions à long terme », a conclu  Pierre Lemieux, premier vice-président

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