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Récupération dans Les Basques : la MRC victime de « désinformation »

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Texte de Richard Daigle/Journal L’Horizon – La MRC des Basques soutient que de la « désinformation » a circulé au cours des derniers jours sur les réseaux sociaux concernant l’avenir de Récupération des Basques (RDB).

Sur le site Web de L’Horizon la semaine dernière, le directeur général de l’entreprise d’économie sociale, Danny Lauzier, a révélé qu’il devrait fermer ses portes au plus tard le 31 mars 2020. Sa soumission pour assurer la collecte et le tri des matières recyclables a été rejetée par 11 des 12 municipalités des Basques en octobre. Une vingtaine de personnes en intégration ou en adaptation y travaillent, pour une masse salariale de 325?000 $.

Intégration des travailleurs

Le préfet Bertin Denis explique que son organisation planche sur une solution de rechange pour les personnes vulnérables actuellement au service de RDB. La MRC des Basques souhaite que le programme d’intégration des travailleurs en adaptation ou en intégration de RDB, consenti par le gouvernement québécois, puisse être transféré à la Société VIA, à Rivière-du-Loup. VIA a déjà donné son accord pour accueillir ces gens, mais il faut d’abord la confirmation gouvernementale pour ce faire. Si Québec accorde cette permission, les employés vulnérables pourraient retrouver leur poste, mais à Rivière-du-Loup. La MRC envisage même d’assumer les frais de transport pour ces gens en organisant des navettes quotidiennes. M. Denis s’attend à des nouvelles du potentiel transfert de programme d’ici les Fêtes.

N’ayant pas réussi à ficeler cette possibilité pour l’instant, il ajoute que les informations véhiculées sur les réseaux sociaux ont damé le pion aux efforts de la MRC pour éviter que l’annonce du non-renouvellement de contrat n’affecte les employés. Pour les autres travailleurs de Récupération des Basques, le préfet Denis croit que le processus de reclassement déjà entrepris par Emploi Québec leur permettra de trouver un gagne-pain relativement facilement, étant donné la rareté de main-d’œuvre qui sévit. Il souligne également que l’écocentre et la récupération du plastique agricole demeureront dans Les Basques.

D’autre part, Bertin Denis a bon espoir que le ministère des Affaires municipales du Québec accorde une prolongation de trois mois à Récupération des Basques, le temps que la MRC lance de nouveaux appels d’offres pour la collecte et le tri des matières recyclables. Il rappelle que par le passé, pour des motifs raisonnables, le Ministère a déjà accepté de tels reports d’échéance.

Prix politique?

Bertin Denis se dit très conscient qu’il risque de payer un prix politique pour cette décision. Il estime cependant qu’il faut en arriver là afin d’éviter une augmentation des dépenses, qui aboutira inévitablement sur le compte de taxes de ses concitoyens.

Selon la MRC, le modèle de Récupération est dépassé depuis 2014. Dans un communiqué publié samedi, elle indique que cette année-là, lors de l’appel d’offres précédent, un écart de coût important séparait l’entreprise pistoloise (368 $ la tonne pour la récupération) comparativement au prix sur le marché (27 $ la tonne) pour les matières. « Mais la crise actuelle des matières recyclables a ramenés [sic] ces revenus de vente de matières à un niveau tellement bas que cet écart ne cesse de s’accroître », ajoute le communiqué. Tout compté, la décision prise par les 11 maires d’accorder le contrat à la Société VIA plutôt qu’à Récupération des Basques se traduira par des économies de 1,5 M$ sur cinq ans, soit presque 250 $ par foyer pour la même période.

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