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Pierre Lacombe, candidat pour le Parti populaire du Canada – «Ça prend la rigueur de la droite et le côté humain de la gauche »

 (Richard Daigle) Camionneur de métier depuis 25 ans, le candidat du Parti populaire du Canada dans Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, Pierre Lacombe, s’est toujours passionné pour les affaires publiques. Il se rappelle très bien qu’enfant, il écoutait religieusement les bulletins de nouvelles de Télé-Métropole.

Aujourd’hui âgé de 57 ans, il réside à Repentigny. Cette circonscription ayant déjà trouvé son candidat, le parti lui a offert celle de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques. M. Lacombe est cependant prêt à déménager à Rimouski si ses électeurs le choisissent comme député. Ayant été conjoint d’une Gaspésienne pendant une douzaine d’années et y ayant effectué de nombreuses livraisons, il connaît bien l’Est-du-Québec.
« J’ai milité pour le PQ, parce que je croyais en René Lévesque. Je lui faisais confiance. Je l’aurais suivi jusqu’en enfer! Quand René Lévesque est disparu de la scène politique […], mon action politique se résumait à envoyer des lettres au courrier du lecteur […]. »

Ce désenchantement s’éclipse lorsqu’un jour, il entend le chef de la défunte Action démocratique du Québec, Mario Dumont, s’exprimer pour la première fois sur la dette publique et le vieillissement de la population. « Bon, enfin, il y en a un qui parle des vrais problèmes! », réagit Pierre Lacombe. Cette prise de position de Mario Dumont convainc M. Lacombe de militer pour l’ADQ. Il a siégé à de multiples instances de cette formation, que ce soit dans son association de circonscription ou dans une commission politique.

Quand est venu le temps de fusionner l’Action démocratique à la Coalition avenir Québec, le candidat du Parti populaire s’y est opposé. À son avis, François Legault n’était pas l’homme qui exécuterait ce qu’il fallait : remettre de l’ordre dans les finances publiques et agir selon nos moyens. À ce propos, Pierre Lacombe reproche aux campagnes électorales contemporaines d’être devenues une « valse des milliards », promis à qui mieux mieux par les différents candidats et partis en lice sans tenir compte de la dette publique.

Sans ambages, le candidat du Parti populaire du Canada dans Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques se réclame de la droite. Il a rallié une vingtaine de personnes à sa cause, dont une grande partie militent pour le Parti conservateur du Québec d’Adrien Pouliot. Ce parti partage un bon nombre d’objectifs de celui de Maxime Bernier. Il compte fonder une association de circonscription.

Pierre Lacombe considère que présentement au Canada, il n’existe que des partis de centre ou de centre -gauche. De centre, le Parti conservateur d’Andrew Scheer? Tout à fait! Selon M. Lacombe, à peine 5 % de conservateurs sont réellement de droite. Comme les autres, le PCC manque de courage et il fait de la politique pour éviter de se mettre à dos les différents lobbys. Il demeure légitime d’écouter les groupes de pression, mais les gouvernants n’ont pas pour autant l’obligation de toujours leur dire oui. Le devoir de saine gestion s’est ainsi retrouvé évacué des débats politiques et des priorités. Il souhaite ardemment que son fils de 21 ans vive dans un meilleur monde que le sien, ce qui n’augure pas très bien compte tenu de l’endettement qui ne cesse de croître.

Sa philosophie, il l’applique aussi à la maison. Il a inculqué à son fils que les libertés viennent avec des responsabilités. Pierre Lacombe déplore que nos gouvernements gèrent tout de la vie de leurs concitoyens, ce qui mine leur sens des responsabilités. Il en veut prend pour exemple les gens qui se construisent dans des zones inondables et qui demandent ensuite des indemnisations aux gouvernements lors de sinistres.

Pour faire comprendre son idéologie, le candidat du Parti populaire rencontrera la population sur le terrain et il interrogera ses électeurs sur leurs préoccupations. Déjà, il s’est rendu dans un centre commercial de Rimouski, où bien des personnes rencontrées s’inquiétaient de l’érosion des berges et de la dégradation de l’environnement. Sur ce dernier point comme pour bien d’autres, Pierre Lacombe regrette qu’Ottawa et les provinces ne cessent de se tirailler pour obtenir le capital politique, plutôt que de travailler de concert.

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