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Maxime Blanchette-Joncas candidat pour le Bloc québécois – L’élève qui voulait rejoindre les maîtres

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(Richard Daigle) – À ses 30 ans, Maxime Blanchette-Joncas veut passer de la gestion municipale à la politique fédérale.
En congé sans solde de son poste de directeur général adjoint de la municipalité de L’Isle-Verte (où il retournera s’il n’est pas élu), le candidat du Bloc québécois dans Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques a à cœur la cause souverainiste et la sauvegarde du français au Québec, particulièrement depuis que Thomas Briand-Gionest l’a recruté comme militant du Parti québécois, en 2015. Né à Rimouski de parents originaires de Saint-Moïse et Blanc-Sablon, Maxime Blanchette-Joncas n’a pas beaucoup entendu parler de politique à la maison. C’est donc de lui-même qu’il s’est intéressé aux courants souverainiste et social-démocrate, alors dans la mi-vingtaine.

Avant d’en arriver là, le candidat bloquiste a d’abord occupé un poste d’analyste en service à la clientèle chez Telus, à Rimouski, sans passer par le cégep. Ayant pour ambition de devenir gestionnaire, il comprend qu’il ne pourra réaliser cet objectif sans d’abord obtenir un diplôme universitaire. Il se résigne donc à partir de Telus, puisque son emploi ne lui permet pas d’étudier en même temps au baccalauréat en administration des affaires.
Comme bien d’autres avant lui, dont son adversaire néodémocrate, Guy Caron, Maxime Blanchette-Joncas profite de son passage à l’UQAR pour s’enrôler dans l’association étudiante, alors qu’il a 26 ans, en tant que vice-président aux affaires externes.

Très sensible à la fibre entrepreneuriale, il se lance aussi dans le Club entrepreneur étudiant de son université. Il décroche par la bande un emploi d’été à la Banque de développement du Canada, qui lui fait découvrir les réalités des entreprises de la région. Il s’engage aussi dans le conseil d’administration de la Jeune Chambre de commerce de Rimouski en 2017, à titre de directeur des affaires publiques. Il fait de même à la Société nationale de l’Est-du-Québec (SNEQ) et à la Coalition urgence rurale, où il retrouve Thomas Briand-Gionest… et une certaine Suzanne Tremblay.

Quant à son militantisme au Parti québécois, il l’amène à devenir président du comité régional des jeunes de sa formation à l’hiver 2015. Il lui a fourni l’occasion de côtoyer de vieux routiers de la politique, comme le député de Matane – Matapédia à l’Assemblée nationale, Pascal Bérubé, et son voisin de Rimouski, Harold Lebel. Maxime Blanchette-Joncas admire M. Lebel pour sa grande présence sur le terrain, son côté humain près de la population, très actif socialement et toujours prêt à trouver des solutions. M. Blanchette-Joncas se décrit lui-même comme très engagé dans son milieu et à l’écoute de la population. En ce sens, s’il est élu, il tiendra des assemblées citoyennes et il ouvrira des bureaux de circonscription dans Les Basques et au Témiscouata, un peu comme un de ses mentors, Pascal Bérubé, l’a fait à Amqui et à Matane.

Pendant deux mois à l’été 2016, le candidat du Bloc québécois dans Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques vit une expérience hors du commun. Il effectue un stage à la Mairie de Paris. Non seulement s’initie-t-il à une tout autre façon de faire de la politique, mais il y débarque alors que la Ville lumière pilote sa candidature pour accueillir les Jeux olympiques d’été 2024 (pari remporté), avec pour rivale Los Angeles, un dossier auquel il a l’occasion de collaborer. Il fallait convaincre non seulement le Comité international olympique, mais aussi les Parisiens eux-mêmes du bien-fondé du projet.

« Contrairement aux autres partis qui peuvent accéder au pouvoir, eux, c’est certain qu’ils doivent subir des pressions des gens du reste du Canada. […] Je crois que les gens doivent voter par conviction et non pour une question de stratégie de dire : “On veut être au pouvoir”. »
Pour revenir à la campagne électorale fédérale en cours, comment Maxime Blanchette-Joncas croit-il pouvoir bien servir ses concitoyens en siégeant dans un parti éternellement voué à l’opposition? Le candidat bloquiste affirme d’abord que les électeurs ont toujours été bien servis par des élus de son parti. Il ajoute, selon lui, que le doyen des députés fédéraux, le bloquiste Louis Plamondon, en poste depuis 35 ans, compte davantage d’investissements dans sa circonscription de Bécancour – Nicolet – Saurel que le premier ministre canadien lui-même, Justin Trudeau, dans Papineau. 

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