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Ils ont choisi les Basques

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Photos: Journal L’Horizon

(M.J.) Depuis peu arrivés, ils nous racontent leur coup de cœur pour notre région. Pourquoi s’installer ici?  Quelle était leur motivation? Un point en commun les relie : c’est la recherche de la qualité de vie qui a déterminé leur venue dans les Basques. Regards croisés sur trois nouveaux arrivants de Notre-Dame-des-Neiges, Trois-Pistoles et Saint-Jean-de-Dieu.

Jean Deschenes : l’aventurier du 2e rang de Notre-Dame-des-Neiges

Lui et sa conjointe en rêvait depuis longtemps. Jean Deschenes a quitté sa banlieue montréalaise pour s’installer dans le 2e rang de Notre-Dame-des-Neiges.  « Mes ancêtres sont de Rivière-Trois-Pistoles et de Saint-Fabien.  Je suis souvent venu en vacances dans le Bas-du-Fleuve lorsque j’étais jeune, avec ma famille.  Depuis les quinze dernières années, ma conjointe et moi  cherchions un endroit pour vivre en symbiose avec la nature, un lieu calme et sans pollution ».

Le grand saut s’est fait il y a  quelques mois à peine.  Sa conjointe Linda le rejoindra quand leur maison sera prête, ainsi que leur adolescente, la dernière d’une fratrie de six filles.  

Une vie écologique

Acupuncteur depuis une vingtaine d’années, Jean Deschesne a ouvert une clinique à Trois-Pistoles. Il se construit une maison écologique, avec des matériaux non-toxiques, consommant moins d’énergie et d’eau. Une maison solaire passive  conçue de telle manière qu’elle bénéficie au maximum des rayons du soleil, tout en s’en protégeant l’été.  

Sur son terrain, tout est  pensé selon les principes de la permaculture, une  vision holistique prenant en considération la biodiversité des écosystèmes.  Et les projets ne manquent pas :  « Nous voulons mettre en place une agriculture de subsistance avec un jardin de légumes biologiques. Cultiver de l’orge et du houblon pour l’ouverture d’une microbrasserie, monter aussi une entreprise de petits fruits et une pépinière. »

Comment trouve-t-il le milieu pistolois? « C’est très convivial, les gens sont vraiment accueillants. Il y a bien sûr des chicanes de clans, certains ne se parlent pas entre eux mais moi je m’entends bien avec tout le monde! ».

Claude Dahl et son amour du fleuve

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 Le nouveau directeur général de la MRC et du CLD des Basques est né sur le bord de l’eau à La Baie. Depuis, au gré de ses changements professionnels, l’eau tient une place privilégiée dans sa vie. « La présence du fleuve, cela m’énergise », mentionne Claude Dahl en évoquant la beauté des paysages de la côte pistoloise.

Son ancêtre Dahl était un marin norvégien, ce qui explique peut-être cette attirance pour les grands espaces maritimes. Ce qui est certain, c’est que la proximité du fleuve à Trois-Pistoles a joué dans sa décision d’accepter le poste de directeur général, en septembre dernier. Tout comme la qualité de vie qu’on retrouve dans notre région.

Développement économique

Une région où tout est à faire, ce qui enthousiasme cet homme de défis. « Mon parcours professionnel s’est toujours articulé autour du développement régional, la croissance économique des régions me tient à cœur », indique l’ancien directeur général de la CRE Haute-Côte-Nord.

Une Haute-Côte-Nord qui vit présentement un sérieux ralentissement économique, après la chute des prix des minéraux, en particulier celui touchant le plus exporté vers la Chine, le fer. « Après l’effondrement du boum minier, la région fait face à une véritable crise au niveau des emplois. La valeur des maisons a chuté et bien des propriétaires sont incapables de les vendre. On assiste à des drames humains ».

En comparaison, ajoute M. Dahl, la MRC des Basques réussit à passer en douceur au travers les cycles économiques car son économie n’est pas basée sur une seule ressource comme le minerai ou le pétrole en Alberta. « Ici, c’est plus diversifié, nous avons l’agriculture, l’acériculture, la forêt. La région possède un grand potentiel récréotouristique et culturel. Notre défi est de créer des emplois stables pour attirer les familles, de maintenir les services déjà existants  Et maintenant que nous sommes le bout de la 20, il faudra tirer profit de cette position stratégique ».

Jeune marié d’à peine quelques mois, M. Dahl retourne toutes les fins de semaine sur la Haute-Côte-Nord. Sa conjointe Martine devrait le rejoindre d’ici peu.  Pour lui, les Basques c’est la proximité des services, l’accueil chaleureux de la population, une région à découvrir. « Certains parlent de chicanes de clocher, mais moi j’y vois malgré tout un milieu très solidaire »  

.Daniel Dufour : s’intégrer à  Saint-Jean-de-Dieu

807 BB st jean de dieu

 

L’espace, l’air pur, le grand air. Voilà les motivations ayant incité Daniel Dufour à déménager à Saint-Jean-de-Dieu. « Ici, c’est vraiment un beau milieu si, comme moi,  tu aimes la nature », lance le directeur général de la municipalité en fonction depuis deux ans.

Avant de s’ancrer dans les Basques, le chemin professionnel de ce natif d’Alma  a passé par plusieurs régions du Québec, mais toujours dans le cadre d’une carrière dans le monde municipal. « J’ai une grande facilité d’adaptation et j’aime le changement », dit-il.

Municipalité accueillante

Au cours des deux dernières années,  Saint-Jean-de-Dieu a accueilli près de 90 nouveaux arrivants. Des retraités, des familles, certaines  personnes revenant dans leur patelin après un exil en ville.

 « Il faut offrir à ces nouveaux arrivants des services, des emplois, développer l’économie de la municipalité. Nous sommes bien positionnés au niveau touristique. Des projets sont en marche, comme une usine de granules. Les défis sont grands  et c’est ce que j’aime ». 

La conjointe de Daniel Dufour, Lise Rochon est massothérapeute et l’a suivi dans son aventure johannoise. « Les gens sont sympathiques et accueillants  mais s’intégrer n’est pas toujours  facile.  Il faut s’impliquer dans la communauté, dans les clubs sociaux », lance celui qui se décrit comme un « solitaire dans l’âme »  et rêve de s’acheter d’ici peu un chalet en pleine nature afin de s’adonner à un de ses loisirs préférés, la pêche.

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