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Des plantes marines comestibles à Trois-Pistoles

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 Photo: Claudie Gagné – (Texte et photos: Marjolaine Jolicoeur) – Le littoral du fleuve Saint-Laurent regorge de plantes marines comestibles : salicorne, plantain, épinard ou persil de mer. Ce vaste garde-manger marin n’a plus de secrets pour Claudie Gagné, une cueilleuse qui se définit comme une « coureuse de grève ».

Claudie ramasse, sèche et transforme ces plantes du fleuve dans son entreprise Les jardins de la mer à Saint-Germain-de-Kamouraska, dont elle est native. Plutôt méconnues, ces plantes marines peuvent s’incorporer à une foule de recettes.

« On peut les servir crues, avec des sautés de légumes, du poisson ou avec une bière comme la salicorne », explique Claudie dont les cueillettes sauvages se retrouvent dans la cuisine de plusieurs grands chefs, comme ceux du Toqué! ou du Laurie Raphaël.

Elle rencontre aussi de petits groupes pour des ateliers, comme celui donné l’an dernier à Trois-Pistoles. Parrainé par le Marché public des Basques, on pouvait y découvrir des plantes cueillies, notamment, sur les berges de la grève Morency.

Dans la région de Trois-Pistoles, on retrouve un peu les mêmes plantes que dans le Kamouraska, mais aussi des variétés plus salées comme la soude maritime (suaeda maritima) qui ressemble à de la salicorne, explique Claudie.

« Il y a aussi de l’épinard de mer – qui se prépare comme l’épinard cultivé – et de la sabline à consommer en salade ou poêlée. Le pourpier des plages, même avec une certaine amertume, est délicieux. Le caquillier ou chou poivré des dunes est très bon cru et son goût rappelle le raifort. Quant au plantain maritime, haché très fin, il s’incorpore facilement à des pâtes. »

Elle ajoute que toutes ces plantes maritimes, en plus d’être savoureuses, sont riches en vitamines et minéraux. La salicorne favorise même l’élimination des toxines.

Des plantes surprenantes

Cette passion des plantes sauvages a commencé avec la rencontre, à 17 ans, de François Brouillard qui cueillait non loin du fleuve. Dans les vingt années qui suivront, Claudie se perfectionnera par des sorties sur le terrain mais aussi en se rendant en Bretagne pour étudier les algues et au Portugal la silicorne.

Depuis, la vie de Claudie s’harmonise avec les marées et les saisons. Elle court les grèves de juin jusqu’à l’automne et sèche ses plantes pour fabriquer tisanes, aromates, huiles et gelées. En novembre, avec les fruits de l’églantier – un rosier sauvage – elle prépare un beurre et un jus agrémenté de baies de sureau, rempli de vitamine C.

Cette coureuse des grèves démystifie le monde des plantes tout en nous faisant découvrir leurs bienfaits. Il s’agit aussi d’une prise de conscience sociale puisque pour Claudie la protection du fleuve et de ses berges prend racine au cœur de ses préoccupations et de ses actions.

Claudie Gagné propose des ateliers sur les plantes marines et les algues comestibles avec dégustation durant tout l’été, dont un possiblement en août au Marché public des Basques, la date restant à confirmer.

Pour en savoir plus sur les Jardins de la mer : 418 714-0075  ou lesjardinsdelamer.org

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