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Ça pousse dans les Basques

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Photo : Frédéric Moisan-Wilson de la ferme du Castor Gras et du Bistro Le Grenier de Trois-Pistoles. (Crédit photo: Facebook)

(Marjolaine Jolicoeur) – C’est après cinq ans de voyages à travers le monde que Frédéric Moisan-Wilson décide, en 2017, de s’établir à Notre-Dame-des-Neiges pour fonder sa ferme du Castor Gras. Son objectif : « l’exploitation responsable et de façon sociale d’une terre agricole ».

Pourquoi choisir Les Basques ? « La proximité du fleuve m’a attiré tout comme le prix abordable des terres ». Et pourquoi ce nom rigolo pour une ferme? « Le castor est un animal travaillant et il est lié à l’eau.  Moi-même je travaille beaucoup avec cet élément,  comme dans le système de l’aquaponie qui unit, en circuit fermé,  une culture des plantes dans une eau fertilisée par des poissons ».

Le maraîcher voudrait aussi développer sur sa ferme un projet écotouristique pour faire découvrir les principes de la permaculture et son agriculture dite intégrée.  « Le castor est un emblème fort pour une clientèle internationale, cela représente bien le Canada », ajoute Frédéric Moisan-Wilson en revenant sur les origines du nom de sa ferme.

Ça pousse les pousses

Le jeune homme de 29 ans cultive des  champignons ainsi que des micro-pousses  provenant de graines de légumineuses, de céréales ou de légumes; ces jeunes pousses sont très concentrées en vitamines, en chlorophylle et en antioxydants.

Selon une étude de l’Université du Maryland, en 2012, les pousses de radis ou de chou rouge renferment  jusqu’à 69 fois plus de nutriments que les légumes matures. Par exemple, les micro- pousses de chou rouge ont 40 fois plus de vitamine E et 6 fois plus de vitamine C que le chou rouge.

« En plus de leur haute valeur nutritive, les micro-pousses peuvent être produites  même pendant l’hiver. Cela permet un approvisionnement frais et local durant toute l’année. C’est une culture qui ne prend pas beaucoup d’espace ni de ressources. Tout est fait à la main, sans machinerie, fertilisants chimiques ou  pesticides », explique Frédéric Moisan-Wilson qui envisage aussi de cultiver des légumes et même du riz dans un marais de sa terre.

Un bistro et des produits locaux

En collaboration avec Le Caveau des Trois-Pistoles, le maraîcher se lance dans l’aventure d’un bistro situé dans les locaux de la micro brasserie.   La Maison de l’écrivain se nomme maintenant le bistro Le Grenier et met de l’avant  un concept innovateur : un menu presque entièrement composé d’aliments venant de producteurs agricoles  « se situant à pas plus de 45 kilomètres du restaurant », indique le maraîcher aussi passionné de cuisine.  

«  Je viens d’une famille qui trippait sur la bouffe puis j’ai travaillé, avant mes voyages, pendant deux ans dans la restauration.  Le bistro veut offrir des produits locaux en partenariat avec une quinzaine de producteurs de la région ».

On retrouvera  sur le menu des légumes biologiques des Jardins Beaux-Lieux, du bœuf de la Ferme biologique Luron et de la Ferme Fournier, du miel de l’Hydromellerie Saint-Paul-de-la-Croix et bien sûr des micro-pousses et des champignons de la ferme du Castor Gras. Des plats sans gluten et végans seront aussi disponibles.

Il sera possible d’acheter ces produits locaux dans une « mini-épicerie » située à l’intérieur du restaurant dont l’ouverture est prévue pour le 16 mai.  Dès maintenant, les micro-pousses de la Ferme du Castor Gras sont en vente à Trois-Pistoles  à  la Boucherie Centre-Ville ainsi qu’à la COOP IGA; on pourra aussi se les procurer au Marché des Basques et au kiosque de la ferme installé sur la route 132 durant la saison estivale.

 

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