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Avoir 15 ans et visiter l’Inde

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Photo: Élodie Cassistat de Trois-Pistoles et Fèmke Charron de Saint-Mathieu-de-Rioux  lors d’un voyage en Inde. A

(Texte: Marjolaine Jolicoeur/Journal L’Horizon) –  Élodie Cassistat de Trois-Pistoles et Fèmke Charron de Saint-Mathieu-de-Rioux  ont parcouru le nord de l’Inde avec un groupe d’élèves du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup, en avril dernier.   

«  Notre séjour de dix jours a été très intense. Nous étions toujours en déplacement. C’est un voyage qui a dépassé toute mes attentes »,  raconte Élodie dont c’était le premier périple en Asie, elle qui auparavant avait plutôt voyagé dans le Sud avec ses parents.

Fèmke  a participé à de nombreux voyages en Europe avec sa famille mais reconnaît elle aussi   « qu’aller en Inde à 15 ans, c’est une opportunité incroyable  ».

Le groupe d’élèves –  16 filles, 4 garçons – n’a pas chômé durant leur périple : visite de sites sacrés et historiques, marche de plus de 60 km  et camping dans les montagnes de l’Himalaya, rafting sur le Gange, préparation d’un repas communautaire dans un temple sikh, rencontres avec des villageois, safari dans le parc national de Rajaji et excursion à vélo dans Delhi!  Le tout supervisé par Simon Faucher et Annie Bouchard ainsi que des guides indiens.

Aventure et spiritualité

L’Inde est un pays aux multiples facettes avec sa population de plus d’un milliard de personnes parlant des dizaines de langues différentes.  Terre originelle de l’hindouisme, du bouddhisme, du jaïnisme et du sikhisme, on y côtoie aussi  des chrétiens et une large population de musulmans. 

Le groupe a pu assister à une cérémonie religieuse  –  Ganga Aarti –  au pied de l’Himalaya, à  Rishikesh puis  dans la ville voisine d’Haridwar, l’une  des sept villes saintes de l’hindouisme. « C’était très impressionnant de voir les offrandes de feu dédiées au Gange, mentionne Élodie. À Haridwar, il y avait des dizaines de milliers de personnes et peu de touristes comparé à Rishikesh ».  Fèmke a aussi trouvé ces cérémonies au coucher du soleil « très émouvantes, avec toutes ces personnes chantant et priant ensemble devant le Gange ». 

La ville de Rishikesh étant considérée comme la capitale du yoga, le groupe a de plus été initié à des séances de yoga et de méditation. 

Loin des préjugés

En tant que jeunes filles occidentales à la peau blanche, elles disent ne pas s’être senties menacées  et n’ont pas été vraiment importunées. Mais passer inaperçues en Inde, cela s’avère assez impossible. «  Il y a plein de personnes qui ont pris des selfies avec nous ou  nous demandaient une photo  avec leurs enfants », disent-elles toutes les deux en trouvant la chose finalement assez drôle.  « On se sentait comme des célébrités! ».

Elles ont pu constater que si le peuple indien est curieux, il est aussi  accueillant   même dans une société très polarisée entre la pauvreté et la richesse où un bidonville peut se retrouver à côté d’un marchand de voitures Mercedes, par exemple.  Pour Fèmke  « c’est dur de voir les mamans mendier avec leurs bébés dans les bras. Les gens sont pauvres, mais dignes. On a beaucoup de préjugés à propos de l’Inde, je m’attendais à voir des cadavres jonchés les rues. Finalement, ce n’était pas si pire ! »

Découvertes culinaires

Le plus souvent végétarienne, la cuisine indienne, épicée mais pas trop piquante, fut une agréable découverte.  « La nourriture était offerte sous forme de buffet, avec de gros bols de légumes, de salades et de fromage indien. Il y avait du pain naan  presque à chaque repas. C’était vraiment très bon, pas monotone du tout », fait remarquer  Élodie qui, avec le groupe, a même appris à confectionner des pakoras  – des beignets de légumes à base de farine de pois chiche – avec les cuisiniers de l’entreprise écotouristique Pahadi House.

Pas de chicane et une belle entente dans le groupe mais un peu de frayeur tout de même en autobus sur les routes périlleuses de l’Himalaya. Pour Élodie et Fèmke, leur aventure indienne les a amenés à une prise de conscience sur notre vie occidentale tout comme  « à se surpasser bien  loin de leur zone de confort. »

Le voyage,  au coût de 7 000 $, a été financé par les initiatives des élèves : ventes de jus, de pains, bingo, participation au Défi Everest ainsi que par des contributions financières de plusieurs partenaires dont Meubles Tardif, Pharmacie Familiprix Claudie Beaulieu et Sophie Laplante  et  la Clinique de Physiothérapie de Trois-Pistoles.

 Au terme du voyage, deux dons de 500 $ ont été remis à des organismes locaux visant à promouvoir l’accès à l’éducation dans des villages ruraux, notamment grâce à la contribution de la firme Atelier5 architecte.


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